
Pêcher en Corse est un rêve, mais la réglementation complexe peut transformer cette expérience en infraction involontaire. Ce guide ne se contente pas de lister les règles ; il explique leur raison d’être. En comprenant pourquoi chaque quota, taille minimale ou espèce protégée est crucial, vous passerez du simple pêcheur au véritable gardien de l’écosystème marin corse, assurant une pratique à la fois sereine et durable.
L’image est saisissante : le soleil se lève sur une crique sauvage, la canne à la main, face à l’immensité turquoise de la Méditerranée. La pêche de loisir en Corse est bien plus qu’un simple passe-temps ; c’est une immersion dans une nature préservée et une culture ancestrale. Pourtant, derrière cette carte postale se cache une réalité que tout pêcheur amateur se doit de maîtriser : un ensemble de règles strictes, conçues non pas pour brider le plaisir, mais pour protéger un trésor fragile. Beaucoup pensent qu’il suffit de connaître quelques tailles de poissons pour être en règle, mais la réalité est bien plus subtile.
L’approche habituelle consiste à chercher des listes de mailles légales. Mais si la véritable clé n’était pas de mémoriser des chiffres, mais de comprendre la logique qui les sous-tend ? Pourquoi la pêche à l’oursin est-elle si limitée dans le temps ? Pourquoi la capture d’un mérou, même relâché, est-elle une erreur à ne jamais commettre ? C’est en répondant à ces questions que l’on passe d’une pêche de prélèvement à une pêche de dialogue avec le milieu. Il s’agit de préserver le capital marin de l’île pour que les générations futures puissent, elles aussi, connaître l’émerveillement d’une touche au bout de la ligne.
Cet article n’est pas une simple liste de réglementations. C’est un guide pédagogique qui vous donnera les clés pour devenir un pêcheur responsable en Corse. Nous aborderons les restrictions spécifiques, les techniques les plus adaptées, les erreurs à éviter absolument, et même comment participer à la vie locale en vous connectant aux professionnels. Vous apprendrez non seulement les règles, mais surtout leur signification profonde, transformant chaque sortie en mer en un acte de préservation.
Pour naviguer clairement dans cet univers réglementaire et culturel, cet article est structuré pour répondre aux questions les plus concrètes que se pose un pêcheur de loisir en Corse. Explorez les différentes facettes de cette pratique passionnante, des espèces les plus réglementées aux zones de protection intégrale.
Sommaire : Comprendre la pêche de loisir en Corse et ses règles
- Pourquoi la pêche aux oursins est-elle de plus en plus restreinte chaque hiver ?
- Comment embarquer avec un pêcheur professionnel pour vivre une matinée authentique ?
- Surfcasting ou traîne côtière : quelle technique est la plus productive en été ?
- L’erreur de conserver un Mérou ou une Corb (strictement interdits)
- Où acheter son poisson directement au cul du bateau à Ajaccio ou Bastia ?
- L’erreur de croire que l’on peut pêcher un mérou « juste pour le manger » (interdiction totale)
- Pourquoi le crabe bleu menace-t-il l’équilibre des lagunes corses ?
- Débuter la chasse sous-marine en Corse : quelles sont les zones strictement interdites ?
Pourquoi la pêche aux oursins est-elle de plus en plus restreinte chaque hiver ?
L’oursin, ou « zinzinu » en langue corse, est bien plus qu’un délice iodé ; c’est un marqueur de la santé des fonds rocheux. Sa raréfaction progressive a poussé les autorités à prendre des mesures drastiques pour protéger l’espèce. La raison de ces restrictions est simple : la surpêche a mis en péril ses capacités de reproduction. L’objectif est de laisser au stock le temps de se régénérer. Le durcissement des règles n’est donc pas une punition, mais une action de sauvegarde indispensable. Pour la saison 2024, par exemple, la préfecture de Corse a réduit la période de pêche de manière significative, passant de quatre à seulement deux mois.
Pour le pêcheur de loisir, cela se traduit par des règles très strictes à connaître et à appliquer scrupuleusement. Ignorer ces directives, c’est participer activement à la disparition d’une tradition et d’une espèce emblématique. La vigilance est donc de mise, tant sur les dates que sur les quantités et les tailles.
Voici les points essentiels à retenir pour la pêche de loisir des oursins :
- Période de pêche : Autorisée uniquement du 15 février au 15 avril. En dehors de cette fenêtre, le prélèvement est totalement interdit.
- Quotas : La limite est fixée à 2 douzaines par personne et par jour.
- Quota par embarcation : Un maximum de 7 douzaines est autorisé par bateau, au-delà de 3 personnes à bord.
- Taille minimale : Les oursins doivent mesurer au moins 5 cm de diamètre, sans compter les piquants (le « test »).
- Zones de jachère : Des zones spécifiques peuvent être totalement fermées à la pêche pour favoriser la reproduction. Il est impératif de se renseigner localement auprès des Affaires Maritimes.
Respecter ces contraintes est le premier « geste-gardien » que tout amoureux de la mer se doit d’accomplir. C’est la condition sine qua non pour pouvoir continuer à déguster ce fruit de mer dans les années à venir.
Comment embarquer avec un pêcheur professionnel pour vivre une matinée authentique ?
Au-delà de la pratique individuelle, la pêche en Corse est une culture. Pour la toucher du doigt, rien ne vaut une expérience de « pescatourisme ». Ce concept permet d’embarquer à bord d’un bateau de pêche professionnel pour partager une matinée de travail, découvrir les techniques ancestrales et comprendre de l’intérieur les défis de ce métier. C’est une opportunité unique de voir la mer à travers les yeux de ceux qui en vivent, loin des clichés touristiques. Vous découvrirez la levée des filets à l’aube, le tri du poisson et les histoires qui animent chaque port de l’île.

De plus en plus de professionnels se tournent vers cette diversification qui valorise leur savoir-faire. L’expérience de Frédéric Caliendo à Saint-Florent en est un parfait exemple. Pêcheur passionné, il a créé Saint-Florent Charter Fishing pour répondre à une demande de sa clientèle et partager son amour du golfe. Ces initiatives permettent de créer un lien direct entre les visiteurs et les acteurs de la mer, offrant une perspective authentique sur la gestion de la ressource. Pour trouver un embarquement, le plus simple est de se rendre directement sur les quais des petits ports de pêche (comme Centuri, Calvi, Propriano ou Porto-Vecchio) et de discuter avec les marins. Certains offices de tourisme peuvent également vous orienter vers des professionnels proposant cette activité.
Cette démarche n’est pas seulement une excursion, c’est un véritable échange. Vous soutenez l’économie locale de manière durable tout en acquérant des connaissances inestimables sur l’écosystème marin corse. C’est l’occasion de poser toutes vos questions sur les espèces, les saisons et la réglementation à ceux qui la pratiquent au quotidien.
Surfcasting ou traîne côtière : quelle technique est la plus productive en été ?
L’été en Corse, la chaleur pousse les poissons à chercher des eaux plus fraîches et plus oxygénées. Le choix de la technique de pêche devient alors stratégique. Deux approches se distinguent pour la pêche du bord ou à proximité des côtes : le surfcasting et la traîne côtière. Elles ne répondent ni aux mêmes conditions, ni aux mêmes attentes. Le surfcasting, qui consiste à lancer sa ligne depuis la plage, est une pêche d’attente, quasi méditative. Elle se pratique idéalement au lever ou au coucher du soleil, lorsque les poissons comme la daurade ou le sar viennent se nourrir près du rivage. La côte orientale, avec ses longues plages de sable, est particulièrement propice à cette technique.
Comme le précise le guide de Plage de Corse, l’approche est spécifique :
Le ‘Surf Casting’ est une pratique de pêche à la ligne ‘dans la vague’. Sur la côte est, il s’agit plutôt de pêcher lors des jours de mer ‘agitée’, dans la bande des 100 m.
– Plage de Corse, Guide de la pêche en mer en Corse
La traîne côtière, quant à elle, est une pêche active qui se pratique depuis une petite embarcation. Elle consiste à laisser traîner un leurre derrière le bateau qui avance à faible vitesse, longeant les pointes rocheuses et les secs. C’est une technique redoutable pour cibler les prédateurs comme le loup (bar), la sériole ou le denti. Elle demande une bonne connaissance des fonds et permet d’explorer de plus vastes zones. Le tableau suivant résume les caractéristiques de chaque approche pour vous aider à choisir.
| Critères | Surfcasting | Traîne côtière |
|---|---|---|
| Meilleur moment | Lever du jour | Journée entière |
| Type de côte | Plages de sable (côte orientale) | Pointes rocheuses |
| Matériel requis | Cannes spécifiques haut de gamme | Matériel plus polyvalent |
| Expérience recherchée | Solitude, méditation | Exploration active |
| Zones privilégiées | Solenzara, Moriani, Alistro | Côtes rocheuses variées |
En définitive, il n’y a pas une technique meilleure que l’autre ; tout dépend de votre matériel, du temps dont vous disposez et de l’expérience que vous recherchez. Le surfcasting sera idéal pour une session paisible sur la plage, tandis que la traîne offrira plus d’action et de découverte pour ceux qui disposent d’un bateau.
L’erreur de conserver un Mérou ou une Corb (strictement interdits)
C’est sans doute la règle la plus importante et la plus méconnue des pêcheurs non avertis : en Corse, comme dans toute la Méditerranée française, la pêche du mérou brun et du corb est totalement interdite. Cette interdiction n’est pas récente ; elle a été mise en place pour sauver ces espèces emblématiques, dont les populations s’étaient effondrées à cause de la surpêche et de leur vulnérabilité à la chasse sous-marine. Ces poissons sont des symboles de la richesse des fonds marins et leur retour progressif est le fruit de décennies d’efforts de protection. Capturer, et à plus forte raison conserver, l’un de ces poissons n’est pas une simple infraction, c’est un acte qui anéantit des années de conservation.
Il peut arriver, notamment à la ligne, de piquer accidentellement l’un de ces poissons. Dans ce cas, la panique ne doit pas prendre le dessus. Il existe un protocole précis à suivre pour maximiser les chances de survie du poisson. Le conserver, même en pensant qu’il est déjà condamné, vous expose à de très lourdes sanctions (amendes, confiscation du matériel et du bateau). Le bon réflexe est de le relâcher immédiatement en suivant des étapes précises.
Plan d’action : Relâcher un mérou ou un corb pêché accidentellement
- Ne pas hisser à bord : Laissez le poisson dans l’eau. Le sortir aggrave le choc et les blessures.
- Décrocher dans l’eau : Si possible, utilisez une pince à long bec pour retirer l’hameçon sans sortir le poisson de son élément.
- Manipuler avec précaution : Si vous devez le toucher, mouillez-vous les mains pour ne pas abîmer son mucus protecteur. Soyez rapide.
- Gérer le barotraumatisme (mérou) : Remonté rapidement des profondeurs, le mérou a souvent la vessie natatoire qui ressort par la bouche. N’essayez jamais de la percer. Aidez le poisson à replonger en le poussant doucement vers le fond. Il existe des systèmes de remise à l’eau (lest de descente) pour l’aider à regagner la profondeur et à se recomprimer.
- Relâcher sans délai et sans photo : L’important est la survie du poisson, pas un souvenir. Une photo pourrait être interprétée comme une volonté de capture.
Adopter ces gestes n’est pas une option, c’est une obligation morale et légale. C’est la preuve d’un profond respect pour le milieu marin et pour les efforts collectifs de protection des espèces vulnérables.
Où acheter son poisson directement au cul du bateau à Ajaccio ou Bastia ?
La meilleure façon de déguster le poisson de l’île n’est pas toujours de le pêcher soi-même. Acheter son poisson directement aux pêcheurs professionnels est une expérience authentique qui garantit une fraîcheur incomparable tout en soutenant l’économie locale. Contrairement à d’autres régions, la Corse n’a pas de grandes flottes de chalutiers industriels. La pêche y est majoritairement artisanale, pratiquée par de petites unités familiales sur des bateaux traditionnels, les « pointus ». Cette pêche à petite échelle est un gage de qualité et de respect de la ressource. Le produit de leur travail se retrouve principalement sur les étals des marchés locaux et dans les assiettes des meilleurs restaurants de l’île.

Pour vivre cette expérience, il suffit de se lever tôt. Dans les grands ports comme Ajaccio (sur le quai des pêcheurs, près du marché central) ou Bastia (sur le Vieux-Port), les pêcheurs vendent directement leur prise du jour à leur retour de mer. L’ambiance y est unique : les gestes sont précis, les négociations amicales et les conseils de préparation généreux. C’est l’occasion d’acheter des espèces locales que vous ne trouverez nulle part ailleurs, comme la mostelle, le chapon ou la pageot. C’est aussi un moment de transmission, où les marins partagent volontiers leur connaissance des saisons et des saveurs de chaque poisson.
En achetant directement sur le port, vous avez la certitude de la provenance et de la fraîcheur du produit. Vous participez à un circuit court vertueux qui assure une juste rémunération aux pêcheurs et préserve un mode de vie et un savoir-faire uniques. N’hésitez pas à demander quel poisson a été pêché, comment et quand. Cette transparence est le luxe ultime pour tout amateur de produits de la mer.
L’erreur de croire que l’on peut pêcher un mérou « juste pour le manger » (interdiction totale)
C’est une idée reçue tenace et dangereuse : « Je ne suis pas un braconnier, je veux juste pêcher un mérou pour mon repas de ce soir ». Cette justification, souvent entendue de la part de pêcheurs peu informés, est totalement irrecevable. Il est crucial de le répéter : la réglementation concernant le mérou brun (et le corb) ne souffre d’aucune exception. L’interdiction de capture est absolue, totale et s’applique à tous, sans distinction entre pêcheurs professionnels, de loisir, chasseurs sous-marins, et ce, quelle que soit l’intention finale (consommation personnelle, trophée, etc.). En effet, la réglementation corse interdit strictement la capture de ces espèces depuis plus de 30 ans afin de permettre la reconstitution de leurs populations.
Le mérou brun est une espèce à croissance très lente et à maturité sexuelle tardive. Il est également hermaphrodite protogyne (il naît femelle et devient mâle avec l’âge). La capture des plus gros individus, souvent des mâles, a un impact dévastateur sur la capacité de reproduction de toute la population locale. Chaque mérou sauvé est un maillon essentiel de la chaîne de reproduction. Penser qu’un seul prélèvement est anodin est une erreur de jugement fondamentale. C’est la somme de ces prélèvements « uniques » qui a mené l’espèce au bord de l’extinction en Méditerranée.
L’argument « je ne savais pas » n’est pas une défense valable devant les autorités. Les contrôles en mer sont fréquents, et les sanctions pour la détention d’une espèce protégée sont particulièrement sévères. Au-delà de l’aspect légal, c’est une question de conscience et de responsabilité. Le retour spectaculaire du mérou sur les côtes corses est un succès de conservation que chaque usager de la mer a le devoir de préserver. Le plus beau trophée n’est pas de le sortir de l’eau, mais de pouvoir l’admirer dans son milieu naturel.
Pourquoi le crabe bleu menace-t-il l’équilibre des lagunes corses ?
La protection du patrimoine marin corse ne se limite pas à la sauvegarde des espèces locales ; elle implique aussi la gestion des espèces exotiques envahissantes. Le cas du crabe bleu (Callinectes sapidus) est emblématique. Originaire de la côte Est des Amériques, ce crustacé agressif et vorace a colonisé plusieurs zones côtières de la Méditerranée, dont les précieuses lagunes corses comme l’étang de Biguglia ou celui de Diane. Son installation n’est pas sans conséquence : doté de pinces puissantes et d’un appétit féroce, il s’attaque aux espèces locales, notamment les jeunes poissons, les anguilles et les coquillages comme les palourdes, entrant en compétition directe avec les espèces natives et menaçant l’équilibre écologique et économique de ces milieux fragiles.
Face à cette menace, la stratégie n’est pas l’éradication, devenue impossible, mais la régulation. Paradoxalement, ce problème peut se transformer en opportunité. Reconnu pour la qualité de sa chair, le crabe bleu est de plus en plus recherché par les restaurateurs. Certains pêcheurs professionnels se sont spécialisés dans sa capture, transformant une menace écologique en une nouvelle ressource économique. Pour le pêcheur de loisir, participer à la régulation de cette espèce est un acte utile.
Si vous rencontrez ou capturez un crabe bleu, voici les bons réflexes :
- L’identifier : Il se reconnaît à sa carapace large de couleur bleu-vert et surtout à ses puissantes pinces d’un bleu vif.
- Utiliser le bon matériel : La capture se fait principalement à l’aide de balances ou de casiers appâtés.
- Ne jamais le relâcher : Chaque crabe bleu capturé et non remis à l’eau est une petite victoire pour les espèces locales.
- Signaler sa présence : Informer les autorités compétentes (Parc Naturel Marin, prud’homies de pêche) de vos captures permet de suivre l’expansion de l’espèce.
En ciblant le crabe bleu, non seulement vous vous offrez un repas savoureux, mais vous participez activement à la protection des écosystèmes lagunaires corses, un geste citoyen et écologique.
À retenir
- Protection absolue : Le respect des espèces protégées comme le mérou et le corb est non-négociable. Leur capture, même accidentelle et suivie d’une relâche, doit être évitée à tout prix.
- Règles dynamiques : Les réglementations, comme celles sur les oursins (périodes, quotas), évoluent pour protéger la ressource. Se tenir informé chaque année est une obligation.
- La pêche comme culture : Au-delà du prélèvement, la pêche en Corse est une porte d’entrée vers la culture locale, que ce soit en achetant son poisson sur le port ou en embarquant avec un professionnel.
Débuter la chasse sous-marine en Corse : quelles sont les zones strictement interdites ?
La chasse sous-marine est une pratique fascinante qui offre une connexion unique avec le monde subaquatique. Cependant, elle est aussi la plus réglementée des pêches de loisir en raison de son impact potentiel sur les espèces côtières. En Corse, avant même de penser au matériel ou aux techniques, la première chose à faire est de mémoriser les zones où elle est strictement interdite. Le principe de base est la « sanctuarisation » de zones clés pour permettre à la faune de se reproduire et de prospérer en toute quiétude. Ces zones agissent comme des réservoirs qui profitent ensuite à l’ensemble du littoral.
Les interdictions les plus importantes concernent les réserves naturelles. Ignorer ces périmètres vous expose à des poursuites judiciaires et des amendes très lourdes. Les deux principales zones à connaître sont :
- La Réserve Naturelle de Scandola : Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, c’est un sanctuaire intégral. Toute forme de pêche, y compris la chasse sous-marine, y est formellement proscrite.
- La Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio : La plus grande réserve de France métropolitaine. Elle comporte plusieurs niveaux de protection, avec de vastes zones de non-prélèvement où toute pêche est interdite.
Au-delà de ces deux grands parcs, de nombreuses autres zones plus petites (cantonnements de pêche, abords de certains ports, zones de baignade) sont également interdites. Il est de la responsabilité du chasseur de se procurer une carte marine détaillée et de se renseigner auprès des Affaires Maritimes locales avant chaque sortie. De plus, de nouvelles réglementations émergent, comme dans le Parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate où une autorisation de pêche nominative est devenue obligatoire pour les plus de 16 ans depuis l’été 2024. Cela démontre une tendance vers un encadrement toujours plus précis de la pratique.
Enfin, rappelons que les espèces protégées comme le mérou, le corb ou la grande nacre sont bien évidemment interdites à la capture en chasse sous-marine. Débuter cette activité en Corse exige donc avant tout un travail de documentation et un profond respect des règles de protection, qui sont le fondement d’une pratique durable et responsable.
Pour que la pêche en Corse reste ce plaisir unique, l’étape suivante consiste à intégrer ces principes non comme des contraintes, mais comme votre contribution active à la préservation d’un patrimoine naturel exceptionnel. Chaque geste compte.
Questions fréquentes sur la pêche réglementée en Corse
Peut-on pêcher le mérou pour consommation personnelle ?
Non, toute forme de pêche du mérou est strictement interdite, même pour consommation personnelle. L’interdiction est totale et sans exception pour protéger cette espèce vulnérable.
Quelle est la sanction en cas de capture de mérou ?
Les contrevenants s’exposent à de lourdes amendes, pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, ainsi qu’à la confiscation du matériel de pêche et même de l’embarcation.
Y a-t-il des exceptions pour les pêcheurs professionnels ?
Non, l’interdiction de capture du mérou brun et du corb s’applique à tous, sans aucune dérogation, qu’ils soient pêcheurs professionnels ou de loisir.