
Pour vraiment différencier les espèces de sars en Corse, ne vous fiez pas uniquement à leurs rayures ou leur couleur. La véritable clé d’identification réside dans l’observation de leur comportement : leur façon de nager, de s’organiser, leur habitat préférentiel et leur réaction face à votre présence. Cet article vous apprend à devenir un éthologue amateur pour ne plus jamais confondre un sar commun d’un sar à tête noire.
L’une des expériences les plus fascinantes du snorkeling en Corse est sans conteste la rencontre avec un banc de sars. Ces poissons argentés, curieux et omniprésents, animent les fonds rocheux de l’île. Face à ce nuage de vie, le naturaliste amateur se pose vite une question : mais lequel est-ce ? On a vite fait de se perdre dans les guides d’identification, comparant une photo à la réalité fugace, essayant de compter des bandes verticales qui disparaissent avec la lumière.
L’approche classique, basée sur une identification purement visuelle et statique, montre vite ses limites sous l’eau. On se concentre sur des détails morphologiques alors que le poisson, lui, est en plein mouvement, en pleine interaction avec son environnement. Et si la véritable clé pour les distinguer ne se trouvait pas dans un livre, mais dans l’observation attentive de leur comportement ? Car chaque espèce de sar possède une « signature comportementale » qui lui est propre.
Cet article vous propose de changer de perspective. Au lieu de simplement « voir » les poissons, nous allons apprendre à les « lire ». Nous décrypterons pourquoi certains vous suivent, comment la structure sociale du banc est visible à l’œil nu, et quelles sont les techniques d’approche qui transformeront votre observation. En comprenant leur éthologie, vous ne distinguerez plus seulement les espèces, vous comprendrez l’écosystème qui se déroule sous vos yeux.
Pour vous guider dans cette exploration du comportement des sars et d’autres poissons emblématiques de Corse, cet article s’articule autour des observations clés à maîtriser.
Sommaire : Votre guide pour lire le comportement des poissons en Corse
- Pourquoi les sars vous suivent-ils en remuant le sable avec vos palmes ?
- Comment reconnaître le « Chef » des sars grâce à sa taille et sa forme spécifique ?
- Sar à tête noire ou Sar commun : qui vit dans les trous et qui vit en pleine eau ?
- L’erreur de donner du pain aux poissons (et pourquoi cela les rend malades)
- Quel angle d’approche pour que le banc de sars ne s’éclate pas à votre arrivée ?
- Comment approcher la faune benthique sans la faire fuir lors de vos apnées ?
- Sars ou Castagnoles : quels poissons viendront manger dans votre main (à ne pas faire) ?
- Identifier les poissons de roche corses : comment distinguer une girelle d’un serran ?
Pourquoi les sars vous suivent-ils en remuant le sable avec vos palmes ?
Ce comportement, souvent perçu comme un jeu ou une curiosité, est en réalité une stratégie alimentaire sophistiquée relevant du commensalisme opportuniste. Les sars, en particulier les espèces benthiques comme le sar commun et le sparaillon, ont appris que tout remuement du fond marin est une potentielle source de nourriture. Vos palmes, en soulevant le sable, délogent de petits crustacés, vers et autres invertébrés qui constituent leur régime alimentaire. Le poisson n’est pas intéressé par vous, mais par le « restaurant gratuit » que vous ouvrez sans le savoir.
Ce comportement est un excellent premier indice d’identification. Si les poissons qui vous suivent restent collés au fond et inspectent activement le sédiment que vous venez de soulever, il y a de fortes chances qu’il s’agisse de sars communs (Diplodus sargus) ou de sparaillons (Diplodus annularis). Les juvéniles de sars se rencontrent l’été à très faible profondeur dans les petits fonds rocheux et sont peu farouches, se laissant facilement approcher. Cette habitude alimentaire explique leur proximité avec les baigneurs et les plongeurs dans les zones fréquentées.
À l’inverse, si un banc vous entoure en pleine eau sans se préoccuper du fond, il s’agit plus probablement de sars à tête noire. La distinction entre ces stratégies est fondamentale : l’un est un « fouisseur suiveur », l’autre un « observateur de pleine eau ». La prochaine fois que vous sentirez une présence dans votre sillage, ne vous retournez pas tout de suite. Observez plutôt l’attitude des poissons par rapport au fond. Leur comportement est leur carte d’identité.
Comment reconnaître le « Chef » des sars grâce à sa taille et sa forme spécifique ?
Au sein d’un banc de sars, tous les individus ne sont pas égaux. Une hiérarchie de dominance s’installe, et elle est souvent visible à l’œil nu. Le « chef », ou individu dominant, se distingue généralement par plusieurs caractéristiques. La plus évidente est la taille. Dans le monde des sars, plus on est grand, plus on est haut placé. Il est cependant crucial d’avoir une échelle de grandeur en tête. En Méditerranée, les plus beaux spécimens sont ceux où un sar commun de 500g est déjà considéré comme une prise respectable, les individus dépassant le kilogramme étant exceptionnels.
L’individu dominant est souvent celui qui se tient au centre du banc ou légèrement en avant, dictant la direction et le mouvement du groupe. Sa nage est plus calme, plus assurée. Les autres membres du banc maintiennent une distance respectueuse. C’est un véritable langage corporel sous-marin.

Au-delà de la taille, la forme peut aussi être un indice. Un sar dominant, souvent un mâle plus âgé, peut présenter une légère bosse frontale et une silhouette plus massive. Repérer cet individu alpha n’est pas seulement un exercice d’observation fascinant, c’est aussi un moyen de comprendre la dynamique du groupe. Son comportement (calme, alerte, ou en fuite) est le baromètre de l’état du banc tout entier. Si vous parvenez à approcher le « chef » sans le faire fuir, le reste du groupe restera confiant.
Sar à tête noire ou Sar commun : qui vit dans les trous et qui vit en pleine eau ?
C’est la question fondamentale pour distinguer les deux espèces de sars les plus communes en Corse. La réponse se trouve dans leur habitat et leur comportement au cours de la journée. Le Sar commun (Diplodus sargus) est une espèce benthique, c’est-à-dire liée au fond. Il passe une grande partie de sa journée à proximité des fonds rocheux, qu’il explore en quête de nourriture. Les trous, les failles et les surplombs sont ses refuges de prédilection. Si vous observez un sar disparaître dans une anfractuosité à votre approche, il s’agit presque à coup sûr d’un sar commun.
À l’opposé, le Sar à tête noire (Diplodus vulgaris) est une espèce necto-benthique. Bien qu’il se nourrisse aussi près du fond, il passe une grande partie de la journée en bancs compacts en pleine eau, souvent à quelques mètres au-dessus du substrat. Ces bancs sont caractéristiques : les individus semblent quasi immobiles, se maintenant face au courant, attendant une opportunité. C’est cette espèce qui forme les fameux « murs » de poissons argentés au-dessus des herbiers de posidonie ou des plateaux rocheux.
Cette distinction est parfaitement illustrée par cette observation d’un guide sous-marin, rapportée par le Figaronautisme :
Sur les fonds rocheux des îles Lavezzi, cherchez les sars communs près des failles. Levez les yeux au-dessus de l’herbier de posidonie, et vous apercevrez les bancs de sars à tête noire, quasi immobiles face au courant.
– Guide d’observation sous-marine, Figaronautisme – Les animaux du snorkeleur
Pour résumer, si le poisson que vous observez a un « chez-lui » (un trou, une faille), c’est un sar commun. S’il fait partie d’un « appartement partagé » en pleine eau, c’est un sar à tête noire.
| Espèce | Habitat préférentiel | Comportement | Profondeur |
|---|---|---|---|
| Sar commun | Benthique (fond rocheux) | Utilise les trous comme refuge diurne | 1-40m |
| Sar à tête noire | Necto-benthique | Bancs en pleine eau durant la journée | 5-30m |
| Sparaillon | Herbiers de posidonie | Solitaire, se faufile dans la végétation | 1-25m |
L’erreur de donner du pain aux poissons (et pourquoi cela les rend malades)
Le geste part d’une bonne intention : créer un contact, attirer les poissons pour mieux les observer. Pourtant, donner du pain aux sars, aux castagnoles ou à toute autre espèce marine est une très mauvaise idée, avec des conséquences néfastes sur les individus et l’écosystème. Le premier problème, et le plus direct, est que le pain n’est absolument pas adapté à leur système digestif. Riche en gluten et en levures, il peut provoquer des troubles digestifs, des occlusions et des carences nutritionnelles à long terme. C’est l’équivalent de nourrir un herbivore avec de la viande.
Au-delà de l’impact individuel, le nourrissage artificiel perturbe profondément les comportements naturels. Les poissons, en particulier les espèces opportunistes comme les sars, cessent de chercher leur nourriture naturelle. Ils deviennent dépendants de cette manne facile et prévisible. Cette accoutumance modifie les équilibres : les espèces les plus audacieuses sont favorisées au détriment des plus timides, qui peinent à accéder à la ressource. De plus, le regroupement anormalement dense d’individus autour d’un point de nourrissage augmente les risques de transmission de maladies et de parasites.
D’après les observations sur l’impact des plaisanciers, le nourrissage des poissons connaît un pic durant la saison estivale, créant un déséquilibre alimentaire massif mais temporaire. Lorsque les touristes repartent, les poissons devenus « assistés » peinent à retrouver leurs réflexes de chasse. Pour le bien-être de la faune marine et la préservation de l’authenticité de vos observations, la règle est simple : on observe, on admire, mais on ne nourrit jamais.
Quel angle d’approche pour que le banc de sars ne s’éclate pas à votre arrivée ?
La vision d’un banc de sars qui explose en une fraction de seconde à votre approche est une frustration commune. La cause est simple : les poissons perçoivent votre silhouette massive nageant droit sur eux comme une menace. La clé pour une observation prolongée est de ne pas être perçu comme un prédateur. Pour cela, la meilleure technique est l’approche tangentielle. Le principe est de ne jamais nager directement vers le banc. Visez un point imaginaire à côté de lui et passez à proximité « comme par hasard », sans contact visuel direct.
Votre palmage doit être lent, ample et fluide. Évitez les mouvements brusques et les battements frénétiques qui créent des vibrations et du bruit. Gardez vos bras le long du corps pour minimiser votre silhouette. Les poissons sont extrêmement sensibles aux signaux de stress, et une approche frontale et rapide est le signal le plus stressant qui soit. Vous pouvez également identifier les signes avant-coureurs de la fuite : si le banc se compresse, que les nages deviennent plus saccadées et que tous les individus s’orientent dans la même direction, il est trop tard. Vous avez été repéré comme une menace.
L’idée est de vous intégrer à l’environnement, de devenir un élément non menaçant du décor. Une approche réussie est une approche que les poissons ne remarquent presque pas. Voici les points clés à retenir :
- Ne jamais nager directement vers le banc, viser un point à côté.
- Adopter un palmage lent, ample et fluide, sans mouvements brusques des bras.
- Minimiser votre silhouette en approchant de profil plutôt que de face.
- Si vous faites une immersion, privilégiez le « canard » silencieux, sans éclaboussures.
Votre plan d’action pour une approche réussie
- Observation à distance : Avant de vous approcher, prenez le temps d’observer la direction du banc, sa composition et son comportement général.
- Définir une trajectoire tangentielle : Choisissez un point de passage à côté du banc, et non en son centre.
- Contrôler votre palmage : Passez en mode « furtif » avec des mouvements lents et amples, en utilisant uniquement les jambes.
- Gérer votre regard : Évitez de fixer le banc intensément. Un regard insistant est un signe de prédation.
- Lire la réaction : Si le banc reste calme et continue ses activités, votre approche est réussie. S’il se tend, ralentissez encore ou éloignez-vous doucement.
Comment approcher la faune benthique sans la faire fuir lors de vos apnées ?
Si l’approche tangentielle est parfaite pour les bancs en pleine eau, observer la faune liée au fond (benthique) comme les sars communs, les girelles ou les serrans demande une autre technique : l’agachon, ou l’affût. Le principe est inverse : ce n’est plus vous qui allez au poisson, mais le poisson qui vient à vous. Cette méthode, empruntée aux chasseurs sous-marins, est redoutablement efficace pour l’observation naturaliste. Elle repose sur l’immobilité et la curiosité naturelle de la faune.
Le secret est de se fondre dans le décor. Choisissez un poste d’observation près d’un relief (un rocher, une faille) qui vous dissimulera partiellement. Descendez en canard le plus silencieusement possible, puis posez-vous délicatement sur le fond, à genoux ou accroupi. Une fois en position, ne bougez plus. Absolument plus. Devenez une statue, une partie du rocher. Votre présence, d’abord perçue comme une intrusion, deviendra peu à peu une curiosité inoffensive.
Après une minute ou deux d’immobilité totale, la magie opère. Les poissons, d’abord cachés, vont ressortir. Les plus curieux, souvent les serrans ou les jeunes sars, vont s’approcher pour vous inspecter. Ils feront des cercles, de plus en plus près. C’est à ce moment que votre maîtrise est cruciale : le moindre geste brusque, le moindre mouvement de tête trop rapide, et tout le monde disparaîtra. L’agachon est une école de patience et de contrôle, mais il offre des observations d’une proximité et d’une authenticité inégalées.
Sars ou Castagnoles : quels poissons viendront manger dans votre main (à ne pas faire) ?
Dans les zones très fréquentées, il n’est pas rare de voir des nuages de poissons monter vers les baigneurs, semblant quémander de la nourriture. Si l’interdiction de nourrir reste la règle d’or, il est intéressant de noter que toutes les espèces ne réagissent pas de la même manière. Les plus audacieuses sont sans conteste les castagnoles (Chromis chromis). Ces petits poissons noirs au cœur bleu électrique forment des nuages denses et leur stratégie de survie est basée sur le nombre. La crainte individuelle est faible, et ils n’hésitent pas à monter directement vers une source potentielle de nourriture.
Les sars, bien que très opportunistes, sont plus prudents. Ils vont rarement monter directement vers vous. Leur approche est plus stratégique : ils tournent en cercles, d’abord larges puis de plus en plus serrés, évaluant le risque. C’est souvent l’audace d’un premier individu qui déclenche la réaction du groupe. Comme le souligne un guide d’identification, il y a un effet d’entraînement social.
L’audace d’un premier individu, souvent une jeune castagnole ou un sar téméraire, lève l’inhibition des autres et déclenche une réaction en chaîne, le groupe percevant une opportunité sans danger.
– Observation éthologique, Guide d’identification des poissons méditerranéens
Cette différence de comportement est une clé d’identification instantanée. Un nuage sombre et frénétique qui monte à la verticale ? Des castagnoles. Des poissons argentés plus grands qui tournent en cercles hésitants ? Des sars. Observer cette « danse » de l’approche permet de comprendre les différentes stratégies de gestion du risque entre espèces.
| Caractéristique | Castagnoles | Sars |
|---|---|---|
| Stratégie de survie | Basée sur le nombre, faible crainte individuelle | Plus prudent, opportunisme alimentaire |
| Formation | Nuage dense de petits poissons noirs | Poissons argentés plus grands en cercles |
| Approche du plongeur | Montent directement vers vous | Tournent en cercles de plus en plus serrés |
| Alimentation | Planctonophage | Omnivore, opportuniste |
À retenir
- L’habitat est la première clé : le sar commun vit près des failles, le sar à tête noire en pleine eau.
- Le comportement alimentaire est révélateur : le sar qui vous suit en remuant le sable est un opportuniste benthique.
- La technique d’approche doit s’adapter : tangentielle pour un banc, immobilité (agachon) pour la faune des rochers.
Identifier les poissons de roche corses : comment distinguer une girelle d’un serran ?
Une fois que vous maîtrisez la lecture du comportement des sars, vous pouvez appliquer cette compétence à d’autres habitants des fonds rocheux. Prenons deux autres espèces très communes en Corse : la girelle (Coris julis) et le serran écriture (Serranus scriba). Sur une photo, ils sont très différents. Sous l’eau, pour un débutant, ce sont deux poissons colorés qui vivent près des rochers. C’est leur « signature de nage » qui les trahit.
La girelle est une pile électrique. Sa nage est frétillante, rapide et continue. Elle ondule constamment, ne s’arrêtant jamais, explorant sans cesse le fond. Elle est nomade et semble souvent ignorer le plongeur, trop occupée par sa quête de nourriture. Elle donne une impression de mouvement perpétuel.
Le serran, lui, est un maître du « stop-and-go ». Sa stratégie est totalement différente. Il alterne des phases d’immobilité parfaite, posé sur une roche ou entre deux eaux, et des déplacements courts, vifs et très directs. Le serran est un prédateur à l’affût, mais aussi un animal territorial et extrêmement curieux. Si vous restez immobile, il est l’un des premiers poissons à venir vous inspecter, s’approchant à quelques centimètres de votre masque avant de repartir se poster un peu plus loin. Observer un couple de serrans chassant de concert est un spectacle fascinant, leur coordination étant un exemple remarquable de coopération animale.
En appliquant cette grille de lecture comportementale, de la hiérarchie du banc de sars à la nage frénétique de la girelle, chaque sortie en mer en Corse devient une passionnante enquête éthologique. Votre regard s’aiguise, et derrière chaque poisson, vous ne voyez plus une simple forme colorée, mais une stratégie de vie, une histoire qui se déroule en direct. Pour aller plus loin dans cette démarche, l’étape suivante est de systématiser ces observations à chaque plongée.
Questions fréquentes sur l’observation des sars en Corse
Quelle est la différence entre un sar et une daurade ?
Les sars et les daurades appartiennent à la même grande famille de poissons, les Sparidés. Cependant, on les distingue facilement. La daurade royale a une bande dorée caractéristique entre les yeux et une tache noire sur l’opercule, avec un corps plus haut et plus bombé. Les sars ont un corps plus allongé et sont principalement reconnaissables à leurs bandes verticales (plus ou moins visibles selon l’espèce et l’âge) et souvent une tache noire sur le pédoncule caudal (la « queue »).
Y a-t-il une saison pour mieux observer les sars ?
On peut observer des sars toute l’année en Corse. Cependant, la période estivale (de juin à septembre) est particulièrement propice car l’eau est plus chaude et plus claire, et surtout, c’est la période où de nombreux juvéniles sont présents à très faible profondeur. Ils sont beaucoup moins craintifs que les adultes, ce qui permet des observations très faciles et de très près, même pour les débutants en snorkeling.
Les sars sont-ils dangereux pour les baigneurs ?
Absolument pas. Les sars sont des poissons curieux mais totalement inoffensifs. Ils ne possèdent pas de dents capables de mordre un humain. Au pire, dans les zones où ils sont nourris (ce qu’il ne faut pas faire), les plus audacieux peuvent venir « picorer » la peau, ce qui surprend plus que ça ne fait mal. Leur comportement de suivi est lié à la recherche de nourriture et non à une quelconque agressivité.