
La clé d’une chasse sous-marine réussie et sereine en Corse ne réside pas dans la performance, mais dans le respect absolu d’un pacte de responsabilité avec le milieu marin et la loi.
- Les zones protégées (cantonnements, réserves) sont des sanctuaires biologiques intouchables où toute forme de prélèvement est proscrite.
- Votre assurance responsabilité civile classique est invalide ; une assurance spécifique à la chasse sous-marine est une obligation légale.
- La vente de votre pêche, même à un ami restaurateur, constitue un délit lourdement sanctionné, incluant la confiscation du matériel et du véhicule.
Recommandation : Avant chaque sortie, consultez une carte réglementaire à jour, idéalement via une application mobile comme Donia ou Navionics, pour valider précisément les limites de votre zone de pratique.
L’image de la Corse, avec ses eaux cristallines et ses fonds marins spectaculaires, fait rêver tout chasseur sous-marin. Pour le débutant ou le passionné de passage, la tentation est grande de se mettre à l’eau rapidement pour explorer cette richesse. Beaucoup se concentrent sur le matériel, la technique ou la recherche du « bon coin ». Ils consultent parfois une liste de zones interdites en pensant que cela suffit à être en règle. C’est une erreur fondamentale qui peut transformer un loisir en un cauchemar administratif et financier.
En tant que responsable, je peux vous l’affirmer : la chasse sous-marine en Corse ne se résume pas à savoir où l’on peut tirer. Il s’agit avant tout d’intégrer une éthique et une connaissance approfondie des règles qui protègent à la fois le pratiquant, l’écosystème exceptionnel de l’île et les autres usagers de la mer. Connaître le nom d’une réserve ne suffit pas ; il faut comprendre pourquoi elle existe, les risques réels que l’on court en y pénétrant et les conséquences de chaque geste, même ceux qui paraissent anodins comme le choix de la taille d’un poisson.
Mais alors, si la clé n’est pas simplement d’éviter les zones rouges sur une carte, quelle est la véritable approche ? C’est de considérer chaque règle non pas comme une contrainte, mais comme un pilier de notre pratique. C’est un pacte de responsabilité. Cet article n’est pas une simple liste d’interdits. Il a pour but de vous armer de la connaissance nécessaire pour devenir un acteur respectueux et éclairé, en détaillant les erreurs critiques à ne jamais commettre, de l’assurance à la gestion de votre prise, pour que chaque sortie en mer reste un plaisir et non une source de problèmes.
Pour vous guider dans cette démarche responsable, cet article est structuré pour aborder chaque pilier de la pratique légale et éthique de la chasse sous-marine sur les côtes corses.
Sommaire : Comprendre la réglementation de la chasse sous-marine en Corse
- Pourquoi votre responsabilité civile classique ne couvre pas la pratique de la chasse ?
- Comment utiliser correctement la bouée de signalisation pour ne pas se faire percuter ?
- Quelle technique privilégier sur les côtes corses pour espérer voir du poisson noble ?
- L’erreur gravissime de vendre son poisson à un restaurant (et les risques encourus)
- Pourquoi tirer un poisson juste à la maille légale est une erreur pour le stock futur ?
- L’erreur de conserver un Mérou ou une Corb (strictement interdits)
- Pourquoi les poissons sont-ils 2 fois plus gros à l’intérieur des zones protégées ?
- Pratiquer la pêche en Corse : quelles sont les tailles minimales de capture à respecter absolument ?
Pourquoi votre responsabilité civile classique ne couvre pas la pratique de la chasse ?
C’est l’une des méprises les plus courantes et les plus dangereuses pour un chasseur débutant. Beaucoup pensent être couverts par l’assurance responsabilité civile (RC) incluse dans leur contrat multirisque habitation. C’est faux. La chasse sous-marine, en raison de l’utilisation d’une arme (l’arbalète), est classée comme un sport à risque par les assureurs. En conséquence, elle est systématiquement exclue des garanties générales.
Ne pas souscrire une assurance RC spécifique est non seulement imprudent, mais surtout illégal. Cette assurance est obligatoire pour pratiquer. En cas de contrôle par les Affaires Maritimes, le défaut d’assurance est sanctionné. Selon la réglementation française, l’absence de cette couverture spécifique expose le pratiquant à une amende pouvant atteindre 1 500 euros. C’est une somme considérable qui rappelle le sérieux de cette obligation.
Mais au-delà de l’amende, il faut comprendre ce que cette assurance couvre : les dommages que vous pourriez causer à un tiers. Imaginez que votre flèche ricoche et blesse un baigneur, ou que vous endommagiez l’hélice d’un bateau en manœuvrant. Sans assurance, les conséquences financières peuvent être désastreuses et se chiffrer en dizaines de milliers d’euros. La souscription, qui se fait généralement via une licence dans un club ou une fédération comme la FFESSM, n’est donc pas une simple formalité administrative. C’est le premier acte de responsabilité du chasseur sous-marin, une protection indispensable pour soi-même et pour les autres.
Comment utiliser correctement la bouée de signalisation pour ne pas se faire percuter ?
La bouée de signalisation n’est pas un accessoire optionnel, c’est votre seule ligne de vie et votre unique moyen de communication avec le monde de la surface. En Corse, l’été, la densité de bateaux, de jetskis et d’engins de plage est extrêmement élevée. Pour un pilote, un chasseur en immersion est totalement invisible. Votre bouée, équipée du pavillon réglementaire (croix de Saint-André rouge et blanche ou pavillon Alpha bleu et blanc), est la seule chose qui signale votre présence et impose une zone de prudence aux navires.

Comme le montre cette image, la bouée doit être parfaitement visible. Mais la simple présence du matériel ne suffit pas. Il faut l’utiliser intelligemment. La corde qui vous y relie ne doit pas être trop longue (25 à 30 mètres maximum) pour que la bouée reste à proximité de votre zone d’évolution. S’écarter de sa bouée est l’une des erreurs les plus dangereuses. Pour un bateau qui passe, vous devenez à nouveau une cible potentielle.
Le danger est particulièrement présent près des zones touristiques. Comme le rappellent crûment les chasseurs locaux sur les forums, le risque principal vient souvent des plaisanciers en vacances, peu expérimentés, qui louent un engin pour quelques heures. Un témoignage récurrent sur un forum dédié à la chasse en Corse du Sud est sans appel : « les tueurs de chasseurs sont bien souvent, des gens comme toi en vacance, qui loue un jet pour décompresser » et qui peuvent heurter un pratiquant même si la bouée est présente. Le conseil est donc de chasser loin des zones de location et des plages surfréquentées, car les moins marins sont souvent les plus dangereux. La bouée est un outil de cohabitation maritime, mais elle ne remplace jamais la prudence et le choix d’une zone de chasse intelligente.
Quelle technique privilégier sur les côtes corses pour espérer voir du poisson noble ?
Pour le chasseur qui rêve de prélever un beau poisson en Corse, la question de la technique est centrale. Faut-il maîtriser l’agachon (l’affût au fond), la coulée (descente silencieuse vers le poisson) ou la pêche à l’indienne (nage lente en surface) ? Si la maîtrise de ces bases est indispensable, la véritable clé sur les côtes corses n’est pas tant la technique pure que l’adaptation au biotope et la connaissance du comportement des espèces locales.
Le littoral corse est majoritairement rocheux, avec des tombants, des failles et de vastes herbiers de posidonie. Chaque espèce a ses habitudes. Le sar affectionne les zones de ressac, la dorade se méfie et reste à distance, tandis que le denti, prédateur curieux mais puissant, demande une approche parfaite. Le poisson est souvent éduqué et méfiant, surtout dans les zones fréquentées. La meilleure technique est donc celle du silence, de la discrétion et de l’observation.
Avant de penser à tirer, il faut apprendre à lire le fond, à repérer les signes de vie, à comprendre les courants. Un chasseur qui se déplace bruyamment en surface fera fuir toute vie avant même d’avoir pu tenter une apnée. La technique la plus payante en Corse est souvent l’agachon, car elle permet de se fondre dans le décor et de laisser le poisson, naturellement curieux, venir à soi. Cela demande de la patience, une bonne gestion de son apnée et une connaissance des postes de chasse potentiels.
Le denti est un poisson rapide et puissant. Sa prise est un petit trophée. D’ailleurs, il est le poisson le plus recherché en Corse du Sud.
– Cluster-TIL, Chasse sous-marine en Corse : une activité phare de l’île
Finalement, plutôt que de chercher « la » technique miracle, le chasseur débutant devrait se concentrer sur l’approche : se déplacer lentement, faire le moins de bruit possible et passer plus de temps à observer qu’à descendre. C’est cette patience qui permettra d’apercevoir ce fameux poisson noble et, peut-être, de tenter une approche réussie.
L’erreur gravissime de vendre son poisson à un restaurant (et les risques encourus)
C’est une ligne rouge absolue qui sépare le loisir du délit. La chasse sous-marine est une activité de pêche de loisir, ce qui signifie que le produit de la pêche est strictement réservé à la consommation personnelle et familiale. Vendre son poisson, même une seule fois à un restaurateur ami pour « rembourser l’essence », vous fait basculer dans le braconnage et le commerce illégal. Les autorités, notamment les Affaires Maritimes et la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), sont extrêmement vigilantes sur ce point en Corse.
Les risques encourus sont bien plus importants qu’une simple amende. Il s’agit d’un cumul de sanctions qui peuvent avoir des conséquences judiciaires et financières dévastatrices. Il ne s’agit pas seulement d’une infraction au code de la pêche, mais aussi d’un délit sanitaire (mise sur le marché d’un produit sans traçabilité) et fiscal (revenus non déclarés). Dans ce contexte, la réglementation prévoit des sanctions lourdes, bien au-delà d’une simple amende, et peut inclure la confiscation du matériel et du véhicule ayant servi à l’infraction.
Le jeu n’en vaut absolument pas la chandelle. L’éthique du chasseur sous-marin repose sur le prélèvement raisonné pour sa propre table. Transformer cette passion en une source de revenus illicite est la plus grave erreur que l’on puisse commettre, tant pour son portefeuille que pour son casier judiciaire. Il est impératif de comprendre l’ampleur des poursuites possibles pour ne jamais céder à cette tentation.
Checklist des sanctions encourues pour la vente illégale de poisson
- Amende pour braconnage : Dressée par les Affaires Maritimes, elle constitue la première sanction administrative.
- Poursuites par la DDPP : Pour commerce illégal de denrées alimentaires et mise en danger de la santé publique (absence de traçabilité).
- Redressement fiscal : L’administration fiscale peut vous poursuivre pour revenus non déclarés, avec pénalités et majorations.
- Confiscation du matériel : Saisie de l’ensemble des biens ayant servi à commettre l’infraction (arbalète, combinaison, bateau, et même la voiture).
- Interdiction de pratique : Le tribunal peut prononcer une interdiction temporaire ou définitive de pratiquer la chasse sous-marine.
Pourquoi tirer un poisson juste à la maille légale est une erreur pour le stock futur ?
La « maille », ou taille minimale de capture, est une notion que tout chasseur doit maîtriser. Cependant, beaucoup la perçoivent à tort comme un objectif à atteindre : si le poisson fait la taille, je peux le tirer. En réalité, d’un point de vue biologique et éthique, la maille devrait être considérée comme un seuil de survie de l’espèce, et non comme une autorisation de prélèvement. Tirer systématiquement un poisson qui atteint tout juste la taille légale est une erreur stratégique pour la pérennité du stock.
La raison est simple : la maille légale est souvent fixée à une taille où le poisson a atteint sa maturité sexuelle et a pu se reproduire… mais parfois une seule fois. Prélever un individu à ce stade, c’est le priver de toutes ses futures années de reproduction. Or, les plus gros individus, les « géniteurs », sont exponentiellement plus fertiles. Un gros poisson ne vaut pas deux petits en termes de reproduction, il en vaut des dizaines. Le laisser vivre, c’est assurer le renouvellement de la population pour les années à venir.
Cette image illustre parfaitement le dilemme : le chasseur observe un poisson à la maille et un individu plus mature. Le choix responsable consiste à laisser le plus jeune grandir pour qu’il puisse contribuer pleinement au cycle de la vie marine.

Adopter une éthique de prélèvement conscient, c’est décider de soi-même de s’imposer une maille personnelle, supérieure à la maille légale. C’est choisir de ne tirer qu’un poisson qui a déjà eu plusieurs cycles de reproduction. C’est un sacrifice à court terme pour un bénéfice à long terme, non seulement pour l’écosystème, mais aussi pour le chasseur lui-même, qui aura plus de chances de rencontrer de beaux spécimens lors de ses futures sorties. C’est le passage d’un chasseur-prédateur à un chasseur-gestionnaire.
L’erreur de conserver un Mérou ou une Corb (strictement interdits)
Sur ce point, la règle est simple et non négociable : tolérance zéro. Le mérou brun et le corb sont des espèces emblématiques de Méditerranée qui ont frôlé l’extinction à cause de la surpêche, notamment par la chasse sous-marine. En Corse, comme sur tout le littoral français, ils font l’objet d’un moratoire interdisant leur pêche (capture, transport, vente) depuis plusieurs décennies. Tirer sur l’un de ces poissons n’est pas une erreur, c’est un délit grave contre l’environnement.
Pour le débutant, le risque de confusion peut exister, mais il est de sa responsabilité d’apprendre à identifier ces espèces protégées avant même sa première mise à l’eau. Leur silhouette est caractéristique et leur comportement souvent curieux les rend malheureusement vulnérables. Le succès de leur protection est d’ailleurs visible en Corse : le moratoire en place depuis plus de 30 ans a permis un retour spectaculaire de ces espèces, qui sont devenues des symboles vivants du succès de la conservation marine. Les croiser en apnée est un privilège, pas une occasion de tir.
L’interdiction s’étend également à d’autres espèces comme la grande nacre, un coquillage géant très menacé. En cas de tir accidentel sur une espèce protégée, la panique est mauvaise conseillère. Il existe un protocole d’urgence à suivre pour maximiser les chances de survie de l’animal :
- Ne jamais remonter l’animal en surface ; le laisser impérativement dans son milieu.
- Si le harpon est planté superficiellement, tenter de le décrocher avec une extrême délicatesse sous l’eau.
- Éviter tout mouvement brusque qui pourrait aggraver la blessure.
- Après le décrochage, observer à distance le comportement de l’animal pour s’assurer qu’il reprend une nage normale.
- Signaler l’incident aux autorités maritimes est un acte de transparence, même s’il peut être intimidant.
Le respect de ces espèces protégées n’est pas une option. C’est le fondement d’une chasse qui s’intègre dans l’écosystème au lieu de le détruire.
À retenir
- La pratique de la chasse sous-marine en Corse est encadrée par un ensemble de règles strictes dont la connaissance est non négociable pour tout pratiquant.
- La responsabilité individuelle est la pierre angulaire d’une pratique sereine : assurance spécifique, signalisation efficace et respect des zones sont des obligations, pas des options.
- L’éthique du prélèvement (respect des tailles, des espèces protégées et de la non-commercialisation) est ce qui distingue le chasseur responsable du braconnier et assure la pérennité de la ressource.
Pourquoi les poissons sont-ils 2 fois plus gros à l’intérieur des zones protégées ?
C’est la démonstration la plus éclatante de l’efficacité de la réglementation. Pour le chasseur qui peut ressentir les règles comme une accumulation de contraintes, l’observation des zones de protection intégrale offre une réponse spectaculaire : oui, la protection fonctionne. À l’intérieur de ces sanctuaires biologiques, où toute forme de pêche est interdite depuis des années, la vie marine prospère de manière visible. La densité, la taille et la diversité des espèces y sont sans commune mesure avec les zones exploitées.
Ce phénomène, appelé « effet réserve », a été scientifiquement documenté partout dans le monde, et la Corse en offre des exemples magnifiques. Des études menées dans des zones comme la réserve naturelle de Scandola montrent une augmentation significative de la densité de poissons et de la biomasse globale. Les poissons y sont non seulement plus nombreux, mais aussi beaucoup plus gros et moins craintifs, car ils ont pu atteindre des âges avancés à l’abri de la pression de pêche.
C’est un endroit exceptionnel avec une densité de poissons élevée.
– Cluster-TIL, Description des Îles Lavezzi au large de Bonifacio
Ces réserves ne sont pas des cloches de verre isolées. Elles agissent comme des « pouponnières » qui exportent la vie au-delà de leurs frontières. Les larves et les poissons adultes essaiment vers les zones adjacentes, contribuant à repeupler les zones où la pêche est autorisée. En respectant scrupuleusement les limites de ces zones protégées, le chasseur ne fait pas que se conformer à la loi : il protège la source même du renouvellement des stocks qu’il exploite plus loin. C’est un investissement collectif pour l’avenir de la pêche en mer.
Pratiquer la pêche en Corse : quelles sont les tailles minimales de capture à respecter absolument ?
Au-delà des règles générales et des espèces protégées, le pilier final de la pratique légale en Corse est la connaissance précise des zones géographiques où la chasse est interdite ou réglementée. C’est souvent là que les erreurs sont commises par méconnaissance. Le littoral corse est un patchwork de statuts différents : parcs marins, réserves naturelles, cantonnements de pêche, et simples interdictions liées aux zones portuaires ou balnéaires.
Un « cantonnement » est une zone où toute forme de pêche est interdite pour une période donnée afin de laisser la ressource se régénérer. La Corse en compte plusieurs, et leurs limites sont définies par des coordonnées GPS précises. S’aventurer à l’intérieur, même de quelques mètres, constitue une infraction. Il est donc absolument impératif, avant toute sortie, de consulter une carte marine à jour. Des applications mobiles comme Donia ou Navionics sont des outils précieux, car elles intègrent les calques des réglementations et permettent, grâce au GPS de votre téléphone, de savoir en temps réel si vous êtes dans une zone autorisée.
Le tableau suivant, basé sur les informations disponibles, résume certaines des principales zones réglementées. Attention, cette liste n’est pas exhaustive et la réglementation évolue. La consultation des cartes officielles des Affaires Maritimes reste la seule référence absolue.
| Zone | Statut | Remarques |
|---|---|---|
| Piana-Porto | Cantonnement interdit | Consulter les coordonnées WGS 84 précises |
| Propriano | Cantonnement interdit | Consulter les coordonnées WGS 84 précises |
| Bonifacio | Cantonnement + Zone portuaire interdite | Le parc marin des Bouches de Bonifacio a ses propres règles |
| Porto-Vecchio | Cantonnement + Zone portuaire interdite | Consulter les coordonnées WGS 84 précises |
| Ajaccio | Zone portuaire interdite | Interdiction hors des limites administratives du port |
| Pointe de l’Aspretto | Zone interdite (modifiée 2021) | Le nouveau périmètre doit être vérifié |
Cette complexité géographique, couplée aux règles sur les tailles minimales (mailles) et les quotas (par exemple pour les oursins), impose une vigilance constante. Une bonne pratique est d’anticiper sa sortie en étudiant la carte à la maison, et de faire une dernière vérification sur son téléphone avant la mise à l’eau. C’est cette rigueur qui garantit une pratique en toute sérénité.
Pour garantir une pratique sereine et respectueuse, l’étape suivante consiste à superposer systématiquement ces règles à une carte marine avant chaque sortie. Adoptez les bons outils numériques et transformez la contrainte réglementaire en un automatisme sécurisant, pour que la chasse sous-marine en Corse reste une source de plaisir et de respect.
Questions fréquentes sur la chasse sous-marine réglementée en Corse
Les applications mobiles peuvent-elles m’aider à respecter les zones ?
Oui, absolument. Des applications comme Navionics et surtout Donia sont des alliées indispensables. Elles intègrent les calques des réglementations maritimes (zones protégées, cantonnements) et utilisent le GPS de votre smartphone pour vous positionner en temps réel. Elles vous permettent de visualiser instantanément si vous vous trouvez dans une zone autorisée, réglementée ou totalement interdite.
Quelle est la période autorisée pour la pêche des oursins en Corse ?
La réglementation sur l’oursin est très stricte et évolutive pour protéger la ressource. Depuis un arrêté de fin 2023, la pêche de loisir de l’oursin violet en Corse n’est autorisée que sur une courte période, du 15 février au 15 avril. De plus, il faut noter que quatre zones spécifiques au sein du Parc naturel marin du cap Corse et de l’Agriate sont en interdiction totale de pêche jusqu’en novembre 2025.
Comment distinguer les espèces similaires mais avec des réglementations différentes ?
C’est un point crucial qui demande de l’expérience et de l’étude. Il est de la responsabilité du chasseur de savoir identifier précisément sa prise. Par exemple, un sar commun et un sar tambour se ressemblent mais peuvent avoir des tailles minimales de capture différentes. De même, il existe plusieurs espèces de mulets. En cas de doute, la règle d’or est de s’abstenir. Il vaut mieux laisser passer un poisson que de faire une erreur de prélèvement sur une espèce non maillée ou protégée.