
Choisir son spot de plongée en Corse en tant que N2 n’est pas une question de beauté, mais d’arbitrage stratégique entre la météo, le courant et vos objectifs.
- La météo dicte le choix de la côte (Est ou Ouest) : un vent d’Ouest puissant rend les Lavezzi impraticables et valorise les sites de la côte Tyrrhénienne.
- Pour les épaves, le B-17 de Calvi est plus accessible et lumineux (28m) qu’un Canadair (plus profond), un choix pragmatique pour un plongeur N2.
Recommandation : Avant de réserver, ne demandez pas « quel est le plus beau site ? », mais « quels sites sont optimaux avec la fenêtre météo prévue et quel est votre plan de repli ? ».
En tant que plongeur confirmé de niveau N2, vous avez déjà une belle autonomie et l’envie légitime d’explorer les trésors sous-marins de la Corse. Votre temps est précieux et vous cherchez à optimiser chaque immersion. Face à la multitude de guides qui vantent les « 10 plus beaux spots », le risque est de tomber dans le piège de la liste de courses, enchaînant des sites mythiques sans tenir compte du paramètre le plus important : les conditions. Car un site exceptionnel dans de mauvaises conditions devient au mieux une déception, au pire un risque.
L’erreur commune est de vouloir « cocher des cases » : les Lavezzi, le B-17, la Revellata… Or, un plongeur expérimenté ne subit pas les conditions, il les anticipe. Votre niveau N2 vous donne accès à une profondeur de 40 mètres, ouvrant la porte à des expériences incroyables, mais il vous confère aussi la responsabilité de comprendre l’environnement dans lequel vous évoluez. La clé n’est pas de chercher le plus beau spot dans l’absolu, mais de sélectionner le meilleur spot possible en fonction de la météo du jour, des courants et de vos envies spécifiques (photo, épave, faune pélagique).
Cet article n’est donc pas un catalogue de plus. C’est un outil de prise de décision, rédigé avec le pragmatisme d’un directeur de plongée. Nous allons analyser les arbitrages que vous devrez faire, décortiquer les facteurs clés comme le courant et le vent, et vous donner les clés pour construire une semaine de plongée cohérente et mémorable, en faisant les bons choix, pour les bonnes raisons.
Ce guide est structuré pour vous aider à prendre les meilleures décisions à chaque étape de votre planification. Découvrez comment arbitrer entre les différents types de sites et les contraintes logistiques pour des plongées exceptionnelles en Corse.
Sommaire : Planifier ses plongées en Corse comme un expert N2
- Pourquoi certains spots sont-ils classés « experts uniquement » à cause du courant ?
- B-17 de Calvi ou Canadair de Sagone : quelle épave d’avion est la plus accessible ?
- Mer Tyrrhénienne ou Méditerranée occidentale : quel côté pour quelle visibilité ?
- L’erreur de vouloir faire les Lavezzi un jour de grand vent d’Ouest
- Quels spots offrent les plus belles arches et contre-jours pour la photo grand angle ?
- Pourquoi un bombardier américain repose-t-il au pied de la citadelle de Calvi ?
- Que voit-on réellement sur le site mythique du Toro pour les plongeurs confirmés ?
- Choisir son club de plongée en Corse : les 5 critères de qualité à vérifier avant de réserver
Pourquoi certains spots sont-ils classés « experts uniquement » à cause du courant ?
En tant que directeur de plongée, ma première préoccupation n’est pas la beauté du site, mais la sécurité de la palanquée. Le courant est le facteur numéro un qui transforme une plongée de rêve en situation à risque. Un spot est classé « expert » non pas pour sa profondeur, mais pour la variabilité et la force potentielle du courant. Un N2 est autonome, mais la gestion d’un courant de 2 ou 3 nœuds dans les Bouches de Bonifacio demande une expérience et une condition physique que tout le monde ne possède pas. Le courant impacte tout : la consommation d’air, l’orientation, la cohésion de la palanquée et la récupération en surface.
Le véritable danger n’est pas le courant en soi, mais le fait de le sous-estimer. Sur des secs exposés comme le Toro ou certains passages des Lavezzi, le courant peut changer de direction et d’intensité en cours de plongée. L’effort physique pour simplement rester sur place peut épuiser un plongeur en quelques minutes. La classification « expert » est donc une mesure de prudence. Elle implique souvent des procédures spécifiques : mise à l’eau rapide, descente dans le bleu face au courant, progression à l’abri du relief et, surtout, maîtrise du lancer de parachute en pleine eau en cas de séparation ou de dérive imprévue. Pour un N2, aborder ces sites nécessite une excellente condition physique et un briefing irréprochable du guide.
Étude de cas : Plongée au Toro, gestion du courant sur un sec exposé
Le site du Toro, près de Porto-Vecchio, est l’exemple parfait. Ce sec, qui remonte de plus de 50 mètres à seulement 7 mètres sous la surface, est balayé par les courants. Une stratégie typique consiste à descendre rapidement dans le bleu, en amont du courant, pour se laisser « coller » au tombant et utiliser le relief comme abri. L’exploration se fait en restant proche du rocher. Si l’approche échoue ou si le courant est trop fort, le plan B est une plongée dérivante contrôlée. Cela exige de chaque plongeur de savoir déployer son parachute de palier dès 20 mètres de profondeur et d’effectuer sa remontée groupée en pleine eau, en sachant que le bateau viendra les récupérer plus loin. C’est cette exigence technique qui justifie la classification « confirmé ».
B-17 de Calvi ou Canadair de Sagone : quelle épave d’avion est la plus accessible ?
Pour un plongeur N2 passionné d’histoire, la Corse offre deux cibles de choix : le bombardier B-17 de Calvi et le Canadair de Sagone. Bien que les deux soient des épaves d’avion, leur accessibilité et l’expérience qu’elles proposent sont radicalement différentes. En tant que planificateur, l’arbitrage est clair : le B-17 de Calvi est objectivement plus accessible et gratifiant pour un plongeur N2 ayant un temps de séjour limité.
Plusieurs raisons factuelles justifient ce choix. Premièrement, la profondeur : le B-17 repose sur un fond de sable plat à 27-28 mètres. L’intégralité de l’épave est donc explorable sans jamais approcher les limites de vos prérogatives. Le Canadair, lui, gît plus profond, avec ses parties les plus intéressantes entre 35 et 45 mètres, ce qui limite considérablement votre temps d’exploration et la zone accessible pour un N2 respectant les règles. Deuxièmement, la logistique : le trajet en bateau pour le B-17 est court (10-15 minutes depuis Calvi), maximisant le temps de plongée. Enfin, les conditions de photographie : la position du B-17 sur un fond de sable blanc offre une luminosité et une visibilité exceptionnelles (souvent 20-30m), idéales pour des photos grand-angle réussies. Le risque de soulever des sédiments (tôler) est également bien plus faible que sur le fond vaseux autour du Canadair.

Ce tableau comparatif résume les points clés pour un plongeur N2. Le B-17 l’emporte sur presque tous les critères d’accessibilité, de sécurité et de qualité de l’expérience.
| Critère | B-17 Calvi | Canadair Sagone | Avantage N2 |
|---|---|---|---|
| Profondeur | 27-28m fond sableux | 30m (parties intéressantes à 35-45m) | B-17 |
| Durée trajet bateau | 10-15 min depuis Calvi | 25-30 min depuis Sagone | B-17 |
| Visibilité moyenne | 20-30m (excellent) | 15-25m (bon) | B-17 |
| Luminosité/Photo | Très bonne (fond clair) | Moyenne (plus profond) | B-17 |
| Zone explorable N2 | 80% de l’épave visible | 40% accessible | B-17 |
| Risque de tôler | Faible (fond sableux) | Moyen (vase) | B-17 |
Mer Tyrrhénienne ou Méditerranée occidentale : quel côté pour quelle visibilité ?
La Corse est une montagne dans la mer, créant deux façades maritimes aux conditions très différentes : la côte Ouest (Méditerranée occidentale) et la côte Est (Mer Tyrrhénienne). Pour un plongeur, choisir son côté n’est pas anodin, car cela influence directement la visibilité, la température de l’eau et, surtout, l’exposition au vent dominant. La règle d’or est simple : on choisit sa côte en fonction de la météo, et non l’inverse.
La côte Est, de Bastia à Porto-Vecchio, est généralement protégée des vents dominants d’Ouest (Libeccio, Mistral). L’eau y est souvent plus chaude en été, avec, selon les données Ifremer, une différence de 2-3°C en moyenne par rapport à la côte Ouest. Cette façade est donc un excellent choix de repli lorsque le Libeccio souffle fort. Cependant, elle est plus exposée au vent de Levant, qui peut lever une mer hachée et dégrader la visibilité près des côtes. La côte Ouest, de Calvi à Bonifacio en passant par Porto, abrite les reliefs les plus spectaculaires (calanques, caps, tombants). C’est souvent là que la visibilité est la meilleure, mais c’est aussi la côte la plus exposée. Un Mistral ou un Libeccio établi peut rendre la navigation et la plongée impossibles pendant plusieurs jours.
La stratégie pour un plongeur N2 est donc d’être flexible. Au lieu de réserver une semaine entière dans un seul endroit, il peut être judicieux de prévoir un camp de base permettant de basculer d’une côte à l’autre. La planification doit intégrer une consultation quotidienne des prévisions météo marines (Windy, Météo-France Marine) pour appliquer une logique simple :
- Vent d’Ouest (Libeccio, Mistral) : Privilégier la côte Est (Porto-Vecchio, Solenzara).
- Vent d’Est (Levant) : Explorer la côte Ouest (Calvi, Sagone, Ajaccio).
- Vent du Nord (Tramontane) : Descendre vers le Sud (Bonifacio, Propriano).
Cette flexibilité est la garantie de ne perdre aucune journée de plongée et de toujours bénéficier des meilleures conditions de visibilité et de sécurité possibles.
L’erreur de vouloir faire les Lavezzi un jour de grand vent d’Ouest
C’est l’erreur la plus classique du plongeur qui visite la Corse du Sud : avoir les îles Lavezzi en tête de liste et vouloir y aller à tout prix, sans tenir compte de la météo. Or, l’archipel des Lavezzi, bien que spectaculaire, est un ensemble d’îlots et de secs en plein cœur des Bouches de Bonifacio, un détroit mondialement connu pour ses vents violents et ses courants. Tenter une sortie aux Lavezzi avec un vent d’Ouest (Libeccio) établi à plus de force 4 est, au mieux, une très mauvaise idée, au pire, une décision dangereuse.
Les conséquences sont multiples et prévisibles. Le trajet en bateau, normalement de 25-30 minutes depuis Bonifacio, se transforme en une épreuve inconfortable et humide de près d’une heure. Il n’est pas rare que plusieurs plongeurs souffrent du mal de mer avant même la mise à l’eau. En surface, le clapot et le courant rendent la préparation et l’immersion compliquées. Sous l’eau, le mythe s’effondre : la houle génère un effet de « machine à laver », même à 20 mètres de profondeur, rendant la stabilisation difficile et la photographie impossible. La visibilité, normalement excellente, chute dramatiquement à cause des particules en suspension. Enfin, la récupération des plongeurs en surface devient un exercice périlleux pour le pilote du bateau, avec un risque de dispersion de la palanquée.
L’attitude professionnelle n’est pas l’obstination, mais l’adaptation. Un bon directeur de plongée annulera la sortie aux Lavezzi et proposera un site de repli abrité. Par vent d’Ouest, les baies de Santa Giulia ou de Porto-Vecchio sur la côte Est offrent des conditions parfaites : une mer d’huile, une excellente visibilité et une faune tout aussi riche. L’expérience montre qu’une plongée mémorable sur un site de repli vaut infiniment mieux qu’une épreuve gâchée sur un site mythique mais impraticable. Accepter de changer de plan est une marque de sagesse, pas un aveu de faiblesse.
Quels spots offrent les plus belles arches et contre-jours pour la photo grand angle ?
Pour le plongeur photographe équipé d’un grand angle, la Corse est un terrain de jeu exceptionnel. L’objectif n’est plus seulement la faune, mais le relief, la structure et la lumière. La quête des arches, des canyons et des contre-jours spectaculaires devient une priorité. Si de nombreux sites offrent de belles formations rocheuses, certains se distinguent par leur potentiel photographique.
La réserve de Scandola et la côte autour de Porto sont sans doute le « spot » numéro un pour ce type d’images. Des sites comme le « Veyron » ou « Punta Mucchilina » sont un labyrinthe de pics, d’éboulis et de passages étroits créant des jeux de lumière fascinants. La star de la région est sans conteste Capo Rosso, avec ses tombants vertigineux et ses arches monumentales où les rayons du soleil percent l’eau bleue. Cependant, ces sites sont souvent soumis à des conditions de mer qui demandent une bonne planification.
Plus au nord, la péninsule de la Revellata, près de Calvi, est un autre haut lieu de la photographie d’ambiance. Des sites comme « Sec des Belges » ou « La Bibliothèque » sont réputés pour leurs failles et leurs arches tapissées de gorgones. L’orientation des tombants permet souvent de jouer avec le soleil pour créer des contre-jours saisissants, mettant en valeur la silhouette d’un autre plongeur ou d’une gorgone. C’est ici que l’on peut capturer l’essence de la plongée en Méditerranée : le mariage du minéral et de la lumière.

Le secret pour réussir ces photos, au-delà du talent, est le timing. Il faut discuter avec le directeur de plongée pour choisir l’heure de la journée où le soleil sera le mieux positionné par rapport au site. Un même site plongé le matin ou l’après-midi offrira des ambiances lumineuses radicalement différentes. Pour un N2, ces sites sont parfaitement accessibles, la plupart des arches et des jeux de lumière se trouvant dans la zone des 20-35 mètres.
Pourquoi un bombardier américain repose-t-il au pied de la citadelle de Calvi ?
L’épave du B-17 n’est pas seulement un tas de ferraille ; c’est un mémorial et le témoin d’un drame humain qui s’est joué le 14 février 1944. Comprendre son histoire donne une toute autre dimension à la plongée. Ce jour-là, le bombardier B-17 « Flying Fortress » n°42-31044, surnommé « Her Did » par son équipage, décolle d’une base en Italie. Sa mission : bombarder la gare de triage de Vérone. Mais au-dessus de la cible, l’avion est attaqué par des chasseurs allemands Messerschmitt 109.
Touché à plusieurs reprises, l’avion perd rapidement trois de ses dix membres d’équipage et deux de ses quatre moteurs sont en feu. La mission est un échec, l’objectif devient la survie. Le pilote, le sous-lieutenant Franck Chaplick, met le cap sur la Corse, récemment libérée, qui représente le seul espoir de salut. Face à l’impossibilité d’atteindre le terrain d’aviation de Calvi, il prend la décision héroïque de tenter un amerrissage d’urgence dans la baie.
L’opération est un succès technique inespéré. L’avion se pose sur l’eau sans se briser, offrant de précieuses minutes aux survivants pour évacuer. Comme le racontera plus tard le pilote, cet instant fut crucial. Le témoignage du sous-lieutenant Franck Chaplick, conservé dans les archives, est poignant :
C’est ainsi que je posais le B17 sur les flots, très proche et face à la citadelle de Calvi. L’avion ne se cassa pas durant l’opération et flotta quelques minutes, ce qui nous permit de l’évacuer, hormis les 3 hommes tués durant l’attaque.
– Sous-lieutenant Franck Chaplick, Témoignage du pilote du B-17, archives historiques
L’épave a coulé doucement pour se poser à plat sur le sable, à 28 mètres de profondeur, où elle repose depuis. Elle est aujourd’hui un sanctuaire marin, colonisé par une riche faune de congres, murènes et castagnoles, mais elle reste avant tout le tombeau de trois aviateurs américains et le symbole du courage d’un équipage en perdition. Plonger sur le B-17, c’est toucher du doigt un fragment de la Seconde Guerre mondiale.
Que voit-on réellement sur le site mythique du Toro pour les plongeurs confirmés ?
Le Toro est l’un de ces noms qui résonnent avec un mélange de respect et d’envie chez les plongeurs en Méditerranée. Situé au large de Porto-Vecchio, ce sec est souvent présenté comme le « graal » de la plongée corse. Mais que voit-on *réellement* en tant que plongeur N2 ? Loin des superlatifs, il faut être objectif : Le Toro est avant tout une plongée d’ambiance, exigeante, où le spectacle est dans le bleu plus que sur le rocher.
Le site est un immense piton rocheux qui remonte de plus de 50 mètres pour affleurer à 7 mètres sous la surface. Pour un N2, la zone explorable se situe entre 7 et 40 mètres, ce qui représente environ 65% du site total. La plongée est presque toujours une dérivante, et le briefing est clair : l’objectif est le tombant Est. L’itinéraire optimisé est exigeant :
- Descente rapide face au courant sur le tombant Est pour atteindre 38-40 mètres en quelques minutes.
- Observation dans le bleu : C’est ici que se joue le spectacle. On scrute l’immensité pour apercevoir les bancs de barracudas et les gros dentis en chasse. C’est une plongée d’attente, où la récompense n’est jamais garantie.
- Remontée en spirale autour du sec, en explorant le plateau Ouest vers 20-25 mètres, où l’on trouve de belles gorgones rouges et des murènes.
- Palier de sécurité sur le plateau sommital, au milieu d’un immense et tourbillonnant banc de sars, une expérience en soi.
Il faut être honnête : si vous cherchez une explosion de couleurs et une vie fixée foisonnante, vous pourriez être déçu. Le rocher du Toro est relativement nu par endroits. La magie du site réside dans son caractère sauvage et imprévisible, et dans la possibilité d’une rencontre avec du gros pélagique. Pour le plongeur N2 qui cherche une plongée « challenge », avec une forte adrénaline et une ambiance « grand bleu », le Toro est une expérience inoubliable. Pour celui qui préfère une faune riche et des reliefs variés à une profondeur plus confortable, des sites comme La Pecorella ou le « danger du Toro » (un autre sec voisin) sont souvent plus gratifiants.
À retenir
- La planification prime sur la destination : le meilleur spot est celui qui est adapté à la météo du jour, pas le plus célèbre.
- Le courant est un paramètre à anticiper, pas un obstacle à subir. Sa maîtrise conditionne l’accès aux sites les plus exigeants.
- Chaque site a sa « signature » (épave, relief, pélagique). Choisissez en fonction de vos envies plutôt que de suivre une liste.
Choisir son club de plongée en Corse : les 5 critères de qualité à vérifier avant de réserver
Le choix du club de plongée est aussi important que le choix des sites. C’est lui qui conditionnera la sécurité, la qualité des briefings, l’ambiance et la réussite globale de votre séjour. En tant que plongeur N2, vous n’êtes pas un débutant ; vous avez des attentes légitimes en matière de professionnalisme. Ne vous fiez pas uniquement au site web ou à la localisation. Il faut creuser un peu plus loin pour distinguer une usine à touristes d’une structure passionnée et rigoureuse.
Il existe globalement trois types de structures en Corse, et il est essentiel de choisir celle qui correspond à votre profil. Une analyse rapide permet de s’orienter :
| Type de club | Caractéristiques | Idéal pour | Points d’attention |
|---|---|---|---|
| Gros centre commercial | 15-30 plongeurs/sortie, 3-4 bateaux, sites connus | Efficacité, choix d’horaires, formations rapides | Moins personnalisé, groupes hétérogènes |
| Petit club familial | 6-10 plongeurs max, 1 bateau, ambiance conviviale | Approche personnalisée, spots secrets, flexibilité | Moins d’horaires, réservation anticipée nécessaire |
| Structure technique | Matériel haut de gamme, recycleurs, trimix | Plongeurs tek, épaves profondes, formations avancées | Tarifs plus élevés, niveau minimum requis |
Pour un N2 autonome qui cherche à optimiser son temps, le petit club familial ou le gros centre bien organisé sont souvent les meilleures options. Mais au-delà de la typologie, des questions précises doivent être posées avant de réserver pour évaluer le sérieux du club.

Plan d’action : Votre checklist avant de réserver votre club
- Ratio d’encadrement : Quel est votre ratio plongeurs/guide maximum ? (Un ratio idéal est de 4 à 6 plongeurs par guide pour une palanquée d’exploration).
- Logistique des sorties : Proposez-vous des sorties de deux plongées successives (« two-tank dive ») ou un retour au port entre chaque immersion ? (La première option fait gagner un temps précieux).
- Politique météo : Quelle est votre politique d’annulation en cas de mauvaise météo ? (Un club sérieux propose un report, un avoir ou un remboursement).
- Sécurité à bord : Vos bateaux sont-ils équipés de plans de secours visibles et d’un kit d’oxygénothérapie facilement accessible ? (C’est un non-négociable).
- Équivalences et matériel : Acceptez-vous les niveaux étrangers (PADI, SSI) et comment gérez-vous les équivalences ? Si vous louez du matériel, quelle est la date du dernier contrôle des détendeurs ? (Cela en dit long sur la maintenance).
Maintenant que vous disposez de toutes les clés pour arbitrer entre les sites et sélectionner un prestataire de confiance, la dernière étape vous appartient : établir le dialogue avec le centre de votre choix pour valider ensemble un plan de plongée qui correspond à la fois à vos envies et aux réalités du terrain.
Questions fréquentes sur la planification de plongée en Corse
Quelles applications météo marines sont utilisées par les centres locaux ?
Windy.com est la référence pour les prévisions de vent à 5 jours, complétée par les bulletins officiels de Météo-France Marine. Pour des modèles plus pointus, WindGuru est également consulté. Un centre sérieux compare systématiquement ces trois sources.
Comment interpréter une rose des vents pour planifier sa semaine ?
Il faut regarder trois choses : la direction dominante (d’où vient le vent), son intensité (au-delà de 15 nœuds, soit environ 28 km/h, les conditions deviennent difficiles sur la côte exposée), et surtout sa rotation prévue sur 3-4 jours pour anticiper les changements de sites et basculer d’une côte à l’autre.
Quels sont les meilleurs sites de repli par secteur de vent ?
La règle est simple : on plonge sur la côte abritée. Par vent d’Ouest (Libeccio), les baies de Porto-Vecchio et de Santa Giulia sont parfaites. Par vent d’Est (Levant), le golfe de Sagone et la baie de Calvi offrent d’excellentes conditions. Par vent du Nord (Tramontane), on privilégie le golfe de Valinco près de Propriano.